Nizzar Ben Chekroune

Travaux · Cas approfondi · Lire en anglais

USAID · Career Centers

Pour les Career Centers de l’USAID dans les universités marocaines, j’ai construit les liens entre entreprises, entrepreneurs et étudiants.

Nizzar Ben Chekroune était chargé du développement et du marketing du projet USAID Career Centers dans les universités marocaines entre 2017 et 2019. Il a écrit la stratégie de marketing et de développement, animé les centres sur le terrain, mobilisé des entreprises et des entrepreneurs pour développer les compétences relationnelles des étudiants, donné lui-même des formations en marketing et en entreprise, et organisé des journées portes ouvertes en entreprise. Les indicateurs du programme relèvent des rapports de l’USAID et restent distincts de sa contribution.

Relation
Expert
Rôle
Développement et marketing
Période
2017 à 2019
Lieu
Maroc · Career Centers universitaires
Avec
USAID
Attribution
Rôle d’expert indépendant, avant Quantum Branding
United State Agency USAID · pièce du portfolio public
United State Agency USAID · pièce du portfolio publicNizzar Ben Chekroune · portfolio public

Un titre marketing pour un travail de lien

Mon titre dans le projet USAID Career Centers était Business Developer & Marketing. Le projet installait des Career Centers dans les universités marocaines. Ma mission consistait à mettre les entreprises nationales en contact avec les étudiants, pour développer les compétences relationnelles et comportementales qu’un diplôme ne certifie pas.

L’enjeu de l’USAID était l’employabilité. Les diplômés sortaient de l’université avec des connaissances dans leur discipline et peu de pratique de ce que les employeurs regardent d’abord : leur présentation, leur communication, leur travail avec les autres et leur initiative. Les Career Centers étaient la réponse choisie. Mon rôle se situait là où cette réponse pouvait rencontrer l’économie réelle, ou rester enfermée dans le campus.

Pris à la lettre, le titre signifiait supports, campagnes et prise de contact. J’ai produit du marketing. Mais le travail allait ailleurs ; le réduire au marketing aurait donné de belles brochures pour des salles vides.

Une salle qui a besoin de deux publics

Un Career Center est une salle dans une université. Il fonctionne seulement si deux groupes y entrent : les étudiants qui cherchent un chemin vers l’emploi, et les entreprises ou entrepreneurs prêts à consacrer du temps à des personnes qui ne sont pas encore leurs salariés. Les étudiants ont une raison évidente de venir. Les entreprises, moins.

Le risque est de devenir un espace bien équipé, sans personne issue de l’économie réelle. Le problème n’était donc pas de faire connaître le centre aux étudiants, mais de donner aux entreprises et aux entrepreneurs une raison de venir, et aux étudiants quelque chose d’utile à faire avec eux.

C’est construire un écosystème au sens concret : du lien entre l’éducation et l’économie réelle. Le marketing était un outil, pas le métier.

Une stratégie tournée vers l’autre côté de la salle

J’ai écrit la stratégie de marketing et de développement à partir de ce diagnostic. Le secteur privé et le secteur public étaient des publics prioritaires, autant que les étudiants. Il fallait répondre à une question concrète du point de vue d’une entreprise : pourquoi donner une journée, un intervenant ou ouvrir ses portes à un programme universitaire ?

La réponse était une découverte dans les deux sens. Les entreprises rencontraient les étudiants qu’elles pourraient recruter et contribuaient à leurs compétences avant l’embauche. Les étudiants rencontraient des professionnels et des entrepreneurs avant d’avoir à les convaincre de les engager.

Dans les centres, en personne

L’essentiel se passait sur place. J’animais les Career Centers physiquement et mobilisais les entreprises et les entrepreneurs qui venaient travailler avec les étudiants sur leurs compétences relationnelles et comportementales.

Mobiliser les entreprises était un travail commercial, conversation après conversation : qui pouvait donner du temps, ce qu’il en tirerait, à quoi ressemblerait une première visite. Les entrepreneurs apportaient autre chose : la preuve, par ceux qui avaient construit eux-mêmes une activité, que l’initiative et la communication sont des compétences de travail, pas des abstractions.

J’ai moi-même donné aux étudiants des formations en marketing et en entreprise. J’ai organisé et animé des journées portes ouvertes et des activités de découverte, pour que les étudiants voient les entreprises de l’intérieur et que celles-ci voient ce que formaient les universités.

Institutions publiques, entreprises privées, étudiants et jeunes entrepreneurs se retrouvaient dans le même programme, dans les mêmes salles. Ce lien, répété jusqu’à devenir normal, était ce que nous produisions.

Pourquoi je formais aussi

J’ai donné les formations personnellement plutôt que de faire seulement venir des intervenants. Cela me gardait proche des étudiants auxquels toute la stratégie devait servir, et me permettait de connaître leur situation avant de demander à une entreprise de leur consacrer du temps.

Cela gardait aussi la stratégie honnête. Un Career Center qui demande aux entreprises d’investir dans les étudiants doit pouvoir montrer que cet investissement est utile. Former était ma façon de le vérifier et de combler moi-même une partie de l’écart.

Attribuer les chiffres à leurs auteurs

L’USAID a documenté les résultats du projet. Ces indicateurs appartiennent à ses rapports et à l’ensemble de ceux qui ont porté le programme. Je les distingue de ce que je peux attribuer à mon propre rôle.

Ma contribution est plus précise : la stratégie de marketing et de développement, l’animation des centres sur place, la mobilisation des entreprises et des entrepreneurs, les formations données et les journées portes ouvertes organisées.

Les mêmes années qu’à Marrakech

Le projet se déroulait en parallèle de ma mission ONUDI d’agent de développement de cluster à Marrakech. Deux secteurs, un même problème structurel. À Marrakech, les entreprises de décoration et d’aménagement travaillaient seules jusqu’à ce qu’un cluster leur donne une raison de coopérer. À l’université, étudiants et employeurs vivaient dans des mondes séparés jusqu’à ce que les Career Centers leur offrent un lieu et une raison de se rencontrer.

Dans les deux cas, le livrable décrit dans mon titre était la plus petite partie du travail. La plus grande consistait à construire les relations auxquelles il devait servir, puis à rester assez longtemps pour voir si elles tenaient.

Ce que j’en retiens

Je traite une demande de marketing comme un problème d’écosystème quand c’est ce qu’elle est. Ici, le travail consistait à rendre deux mondes utiles l’un à l’autre, et à être présent pendant cette rencontre.

Ils en parlent

Extrait · citation originale

“ce qui m'a le plus marqué chez lui, c'est sa capacité à partager sa riche expérience (storytelling) personnelle et professionnelle”

“il saura comment toucher directement votre cœur et provoquer ce déclic en vous.”

“La preuve réside dans les personnes incroyables qu'il a eu à nous présenter comme guest speakers.”

Ismaël Assoumane Idi📕 PhD Student @ UM6P Vanguard | ♾️ Mathematics & Decision | 🚀 UAV Swarms, Path Planning & Optimization | 🎬 Science Communicator (+1K followers on YouTube)Présentation du profil au 11 octobre 2026Nizzar occupait un poste plus élevé qu’Ismaël, sans être son responsable directRecommandation LinkedIn · 3 avril 2020Lire sur LinkedIn · section des recommandations ↗Lien vers la section, pas vers un avis individuel. Connexion parfois nécessaire.

Sources

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