Nizzar Ben Chekroune

Travaux · Preuve · Lire en anglais

NEPAD · Infrastructure Project Preparation Facility

Deux mois pour rendre compréhensible en ligne un mécanisme africain de préparation des infrastructures, avant leur construction.

Nizzar Ben Chekroune a travaillé comme expert en marketing numérique pour le NEPAD Infrastructure Project Preparation Facility en août et septembre 2020. Cette mission courte s’inscrivait entre ses mandats à l’ONUDI et en parallèle de son travail pour l’OIF pendant la pandémie. Elle appliquait la stratégie numérique institutionnelle aux infrastructures africaines.

Relation
Expert
Rôle
Expert en marketing numérique
Période
Août à septembre 2020
Lieu
Afrique
Avec
NEPAD, NEPAD Infrastructure Project Preparation Facility
Attribution
Mission d’expert indépendant, avant Quantum Branding

Deux mois, un mécanisme

En août et septembre 2020, j’ai travaillé comme expert en marketing numérique pour le NEPAD Infrastructure Project Preparation Facility. La mission était courte et délimitée : une institution faisait appel à un expert extérieur pour un besoin précis, sur une période définie.

Communiquer sur autre chose qu’un produit

Le nom du mécanisme dit sa fonction. Il prépare des projets d’infrastructure. Son travail précède la construction : études, montages financiers et accords entre institutions. Il n’y a ni ruban à couper ni produit à photographier.

C’est ce qui rend la communication numérique difficile ici. Le public n’est pas un consommateur. Ce sont des gouvernements, des organismes régionaux, des financeurs et des partenaires qui décident lentement et lisent attentivement. La valeur est réelle, mais abstraite : une route, une ligne électrique ou un port qui existera plus tard, en partie grâce à une bonne préparation aujourd’hui.

J’aborde ce type de mission de la même façon. Identifier ce que l’institution fait que d’autres ne peuvent pas faire. Préciser qui doit le comprendre et ce qu’il faut montrer pour permettre une décision. Puis rendre cette valeur assez concrète pour être partagée, sans la transformer en promesses que l’institution ne pourrait pas tenir.

Ce qu’exige une mission courte

Deux mois ne permettent pas une longue phase d’exploration. Les premières semaines déterminent si le travail trouvera sa place. Je pars de ce que l’institution possède déjà : son mandat, ses publications, ses canaux et les personnes qui les font vivre.

Ces personnes comptent le plus, parce qu’elles continuent à publier après le départ de l’expert. Une mission courte n’est utile que si l’équipe qui reste peut reprendre ce qu’elle a produit, à son rythme, sans que je sois dans la pièce.

Dans mon parcours

Dans les infrastructures, la communication décisive se joue des années avant l’inauguration, quand les financements et les engagements politiques se construisent encore. C’est à ce moment qu’intervient le mécanisme, et que sa présence numérique devait être utile.

La mission se situait en 2020, entre mes années ONUDI à Marrakech et le programme d’autonomisation des femmes de l’ONUDI commencé en octobre, la même année que la série d’entretiens pour l’OIF. Elle prolongeait mon travail institutionnel dans un autre domaine : le financement du développement et les infrastructures africaines, où l’enjeu est moins la visibilité que la compréhension.

Ce que j’en retiens

Je peux entrer dans un domaine institutionnel nouveau pour une mission courte et travailler sur son vrai problème de communication. Ici, il fallait rendre une fonction préparatoire, financière et technique compréhensible pour ceux qui décident.

Sources

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